09.02.2012
La politique à Paris
Ce post est le premier d'une série que je vais consacrer à la politique, à Paris en particulier et en France en général, à l'approched des échéances électorales à venir. Et je vais commencer par un coup de gueule.
Je suis et j'ai toujours été de centre-droit, un centre-droit humaniste, européen passionné, aimant profondément la chose publique et le débat d'idées.
Paris. 20 arrondissements. 18 circonscriptions léglislatives. 8 mairies à droite, 12 à gauche. Bertrand Delanoë est au pouvoir depuis 2001. P..... 11 ans comme diraient les Guignols. 11 ans que le Maire a dévasté la ville à coup de milliards dans des travaux de voirie pharaoniques, bloqué la circulation, distribué l'argent public en arrosages clientélistes variés et fait fuir de Paris entreprises et familles des classes moyennes. Ville en cours de muséification où ne vivront plus que des très aisés et des très aidés.
Bref, je considère qu'il est temps de reprendre Paris à la gauche aux législatives de 2012 et aux municipales de 2014 ou 2015. Avec 33 conseillers de Paris en tout dans les 12ème, 13ème et 14ème arrondissements, reprendre ces arrondissements à la gauche aux municipales permettrait probablement de contribuer à reprendre Paris.
Je me bats depuis 2008 dans ce but, ce seul but, dans le 14ème arrondissement.
Pendant ce temps, nous continuons à avoir la droite la plus bête du monde à Paris. Au lieu de travailler aux prochaines échéances, l'UMP a des stars qui se battent comme des écoliers pour une place. Je pense à Rachida Dati et François Fillon, par exemple. Au Centre, pas mieux, tout est éclaté entre Nouveau Centre, Radicaux, Alliance Centriste, Modem. Bref autant dire qu'avec cette floraison de candidatures centristes dans une élection à deux tours (au deuxième tour des municipales, la liste gagnante emporte 75% des sièges) au Centre, nous n'avons aucune chance.
Nos policitiens en place n'ont toujours pas compris que la division va redonner encore 6 ans au Maire de Paris. Non, ils continuent leurs petits arrangements entre copains, les parachutages d'amis au détriment des militants et responsables de terrain qui travaillent toute l'année et n'acceptent pas de voir débarquer un parachuté à la dernière minute. Ils n'ont toujours rien compris.
Localement, dans mon 14ème, les léglistatives concernent 2 circonscriptions, la 10ème et la 11ème. Dans la 10ème, j'apporte un soutien indéfectible à Edith Cuignache-Gallois, Nouveau Centre. C'est une élue de terrain très implantée et impliquée. Elle est notre meilleure chance et refuse les parachutages de copains.
En revanche, dans la 11ème, il y aura deux candidats UMP très probablement, Jean-Pierre Lecoq (maire du 6ème) et une dissidente Marie-Claire Carrère-Gée (conseillère de Paris). Il y aura deux candidats centristes: Marielle de Sarnez (Modem) et Olivier de Chazeaux (Parti Radical), parachuté sans aucune concertation. Etre responsable d'arrondissment et l'apprendre sur Facebook, c'esf fort. Ca c'est c'est une belle machine à perdre comme on n'en fait plus.
J'aime profondément mon 14ème où je vis depuis 25 ans. Et ça me fait mal, qu'à cause de nos divisions, des copains, des égos démesurés qui s'affrontent pour un poste d'élu, nous allions encore laisser cet arrondissement à la gauche et ses alliés verts intégristes pour 10 ans encore. Il est temps que ça change.
A suivre...
00:44 Publié dans Coups de gueule, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.05.2011
Une étrange histoire...
Curieuse histoire que l'arrestation de Dominque Strauss-Kahn aux USA. A chaud, je note quelques trucs bizarres dans les informations qui nous sont relayées:
- Les articles de presse mentionnent que "Le leader socialiste fait son «check out» de l'hôtel proche de Times Square entre 12h28 et 13h38" (voir par exemple http://www.lefigaro.fr/politique/2011/05/16/01002-2011051...). J'aime la précision... ça fait quand même une fenêtre d'une heure et dix minutes. Tous les systèmes informatiques des grands groupes hôteliers ont un horodatage des factures. Quand DSK fait son "check out", on doit lui présenter la facture qu'il doit signer, puis éventuellement présenter sa carte de paiement et on lui remet la facture finale. Il y a donc forcément une heure précise de transaction dans le système informatique du groupe Accor.
- Dans ce type et cette classe d'hôtels, les clés sont des cartes électroniques qui servent aussi à utiliser les ascenceurs. Voilà encore un endroit à examiner: l'horodatage des évènements avec la clé de suite 2802. Cela permettrait de tracer les mouvements de DSK dans l'hôtel.
- Dans le même temps, les ordinateurs d'Air France ont relévé que DSK fait son "check in" chez AF à JFK à 15h40. L'horodatage semble mieux marcher chez AF que chez Accor...
- Il me semble étonnant que pour un tel VIP dans cet hôtel, la réception ou le "house keeping" n'ait pas téléphoné à sa chambre avant d'y monter pour faire le ménage.
- Enfin, s'il était nu en train d'agresser cette femme qui s'est ensuite échappée pour appeler au secours, comment aurait-il pu s'habiller, prendre ses affaires, descendre, régler sa note (voir plus haut) et partir sans tomber nez à nez avec ceux que la femme de chambre avait ameutés ?
Quelques éléments que je trouve très bizarres et dont j'espère que les "experts" de la police de New-York auront soin de déméler et de remettre en ordre chronologique. L'inspecteur Columbo nous manque...
13:26 Publié dans Coups de gueule, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05.04.2011
Boxing gym
Je ne suis pas une aficionado des combats, des rings, poids lourds, poids légers, poids mouche, super welter, crochet, swing, uppercut…ces mots n’appartiennent absolument pas à mon vocabulaire courant et, cependant, je suis restée scotchée devant le documentaire de Frederick Wiseman.
Le réalisateur a planté sa caméra durant six semaines environ dans un petit club de boxe « Lord’s gym » fondé il y a 16 ans par un ancien boxeur professionnel Richard Lord, à la périphérie d’Austin, au Texas. Et le propriétaire veille jalousement sur ses apprentis boxeurs. Dans cet endroit assez magique se côtoient des Américains de pure souche, des immigrés mexicains, cubains, des jeunes, des vieux, des gros baraqués, des jeunes femmes fluettes, des mamans accompagnées de leur petite smala - parfois même un bébé dans son couffin apparaît dans un angle du décor !! - des ouvriers, des cadres supérieurs, des anciens taulards, toutes classes et origines confondus, tout un microcosme assez représentatif de la population américaine, le tout dans la plus parfaite convivialité. Tous ces gens n’ont pas forcément le même objectif, certains deviendront professionnels là où d’autres cherchent juste un supplément d’assurance pour affronter les difficultés du quotidien.
On assiste aux rituels, enroulement méthodique de la bande protectrice autour de la main, à l’entraînement : échauffement, pompes, corde à sauter, abdominaux, sac de sable, punching ball pour acquérir de la rapidité, shadow boxing pour travailler les déplacements face à un adversaire imaginaire…la boxe ne s’improvise pas, elle exige de la rigueur, de la régularité, de la maîtrise aussi, après tout ce n’est rien d’autre que de la violence contenue, ritualisée et chorégraphiée, c’est en cela que c’est un sport éminemment photogénique et cinématographique, et finalement séduisant.
Devant la caméra, un ballet très rythmé, droite, gauche, en avant, en arrière, tête, corps, et la bande-son, les coups, les souffles, et le gong qui retentit toutes les trois minutes. Et derrière la caméra, silencieux et invisible, Frederick Wiseman capte toute cette vie et les bribes de conversation qui émergent par-ci, par-là, sans jamais intervenir.
Alors, on ne présentera pas ce réalisateur talentueux, documentariste chevronné, auteur de nombreux longs métrages qui sont autant d’introspections dans des institutions, écoles, asiles, hôpitaux, tribunaux, une véritable plongée dans les arcanes de la société américaine.
Et une nouvelle fois, il réussit à nous happer ; on est tellement saisi par la chaleur du lieu, l’ambiance amicale qui émane de tous ces sportifs que l’engagement final surprend, on en avait presque oublié l’objectif de l’entraînement qui est de monter sur un ring et de combattre !
Je suis sortie du cinéma avec l’envie immédiate de m’inscrire dans le premier club qui se présenterait sur mon chemin !
Boxing gym – Film documentaire américain de Frederick Wiseman (2010)
Nathalie Belmerabet
19:00 Publié dans Le cinéma de Nathalie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


